Alfred de Musset - A la mi-carême
A la mi-carême
Le carnaval s'en va, les roses vont éclore ;
Sur les flancs des coteaux déjà court le gazon.
Cependant du plaisir la frileuse saison
Sous ses grelots légers rit et voltige encore,
Le Printemps inquiet paraît à l'horizon.
Du pauvre mois de mars il ne fait pas médire ;
Bien que le laboureur le craigne justement,
L'univers y renaît ; il est vrai que le vent,
La pluie et le soleil s'y disputent l'empire.
Qu'y faire ? Au temps des fleurs, le monde est un enfant ;
C'est sa première larme et son premier sourire.
C'est dans le mois de mars que tente de s'ouvrir
L'anémone sauvage aux corolles tremblantes.
Les femmes et les enfants appellent le zéphir ;
Et du fond des boudoirs les belles indolentes,
Balançant mollement leurs tailles nonchalentes,
Sous les vieux marronniers commencent à venir.
Alfred de Musset
Sur les flancs des coteaux déjà court le gazon.
Cependant du plaisir la frileuse saison
Sous ses grelots légers rit et voltige encore,
Le Printemps inquiet paraît à l'horizon.
Du pauvre mois de mars il ne fait pas médire ;
Bien que le laboureur le craigne justement,
L'univers y renaît ; il est vrai que le vent,
La pluie et le soleil s'y disputent l'empire.
Qu'y faire ? Au temps des fleurs, le monde est un enfant ;
C'est sa première larme et son premier sourire.
C'est dans le mois de mars que tente de s'ouvrir
L'anémone sauvage aux corolles tremblantes.
Les femmes et les enfants appellent le zéphir ;
Et du fond des boudoirs les belles indolentes,
Balançant mollement leurs tailles nonchalentes,
Sous les vieux marronniers commencent à venir.
Alfred de Musset
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